Historique de Sainte Colombe

Qui est Sainte Colombe ?

Sainte Colombe est une Espagnole née vers l’an 226 d’une famille illustre et païenne. Jeune, elle vint en Gaule, embrassa la religion Chrétienne et s’avança jusqu’à Sens. Arrêtée par l’empereur Adrien, elle fut torturée et mourut par le glaive en 274. Un général Romain, à qui elle rendit la vue, lui donna une sépulture honorable dans son château, non loin du lieu de son martyre.

Une église fut élevée et Clotaire II y fonda une Abbaye Bénédictine, le monastère de Sainte Colombe.

En 1837, dans ce monastère, se fondèrent les religieuses de la Sainte Enfance de Jésus et de Marie. Cet ordre enseignant étendit son apostolat en Seine et Marne dans un pensionnat qui deviendra l’Institution Sainte Jeanne d’Arc à Melun en 1909, mais aussi à Liverdy, Presles et Grisy-Suisne. Plus tard, cet ordre deviendra une filiale des dames de la Charité de Nevers.

Fondation du pensionnat de jeunes filles.

1886 L’abbé Boutroy, curé de Brie Comte Robert, rêve de construire une école sur sa paroisse. Il acquiert une maison place des Minimes, et, grâce aux dons récoltés pour son projet, il fait construire sur le boulevard des Bienfaites, le bâtiment à deux étages comprenant classes, dortoirs, réfectoire et Chapelle.
Les travaux de terrassement et de fondations de ce bâtiment, situé sur de très anciennes carrières, seront très lourds et engloutiront une grande partie de la fortune personnelle de l’Abbé Boutroy.
Il fait ensuite appel aux religieuses de la Sainte Enfance de Jésus et de Marie pour fonder et diriger le pensionnat. Cette mission sera confiée à Mère Saint Léon, supérieure de l’école de Grisy. Elle sera accompagnée par Sœur Saint Edouard.
L’œuvre prospère et en quelques années, l’institution compte une dizaine de religieuses, une trentaine d’interne pour une centaine d’ élèves.
1892 Le Chanoine Boutroy meurt au pensionnat de Brie où il était soigné.
L’abbé Bridet lui succède, s’intéresse beaucoup au pensionnat et une salle des fêtes y est construite (à la place de la cantine et de son bâtiment actuel).

1901 Décès de Mère Saint Léon, religieuse de grand dévouement et de grand bon sens. Elle est inhumée au cimetière de Brie Comte Robert. Mère Saint Edouard la remplace.

1905 La loi sur les congrégations enseignantes provoquent le départ des 12 religieuses. Une certaine madame Curty ( ?) prend la direction de l’institution aidée par 3 maîtresses sécularisées. Au terme d’une année désastreuse, Mère Saint Edouard et Sœur Justin (respectivement devenues Madame Houbard et Mademoiselle Georget) reprennent en main la maison. Elle font appel à quelques laïcs pour enseigner.

1906 Décès du Chanoine Bridet qui sera remplacé par l’Abbé Fleur. Ce dernier ne s’entendra pas avec la directrice de l’école. Une nouvelle classe est édifiée (emplacement de l’actuelle classe de 3ème) et une classe enfantine pour petits garçons est ouverte.

1913 Décès du Chanoine Fleur. Il est remplacé par l’Abbé Loyer.

1914 La maison est réquisitionnée par la Croix Rouge pour les blessés. Il n’y a plus d’internat et les classes sont assurées dans l’ancien immeuble donnant sur la place des Minimes, qui sert aussi de cour de récréation à l’occasion.
Après la Guerre, plusieurs années seront nécessaires pour reconstruire l’internat.
 
1921 Décès de l’Abbé Loyer, homme d’œuvre qui avait transformé sa paroisse. L’Abbé Koffmiller lui succède.

1930-32 Les effectifs sont en baisse et on évoque la nécessité de moderniser les études.

1934 Au mois d’avril, Madame Houbart annonce son départ ainsi que celui de ses religieuses. Sur la demande de l’Evêque de Meaux, Monseigneur Lamy, Mademoiselle Georget accompagnée de 2 séculaires accepte de rester pour éviter la fermeture de l’institution.
La rentrée d’octobre se fera avec un effectif très restreint.
1936 Les Dominicaines prennent en charge le Pensionnat. La direction sera assurée par Mademoiselle Devaux secondée par Madame Danaoussoff.
60 à 70 élèves, dont 6 pensionnaires.
Les Dominicaines quitteront par la suite le pensionnat mais la directrice et le personnel resteront. Petit à petit le pensionnat reprend son essor. On appelle des professeurs de Paris

1937 Décès du Chanoine Koffweller. Il sera remplacé en 1938 par l’abbé Dubois.

1940 La guerre verra arriver un afflux d’internes, particulièrement entre 1941 et 1943.

1941 L’abbé Dubois est remplacé par l’abbé Bresson.
Juste après la guerre, l’établissement comptera 90 élèves dont une trentaine d’internes.
1947 Arrivée des religieuses de l’ordre de Saint Sulpice. Mademoiselle Riffaut puis Mademoiselle Richard prennent la direction jusqu’en 1963.
Début des années 1960 La décision est prise de ne plus accueillir de pensionnaires dans l’institution.

1963 Madame Muller prend la direction

1966 Madame Pecquet succède à Madame Muller avec le soutien pastoral de l’Abbé Lequenne.
A l’heure de la sortie de l’école, une fuite de gaz provoque une violente explosion. La déflagration a causé des dégâts importants. Le plancher du réfectoire (actuelle classe de CP ?) est soufflé. De nombreuses cloisons, fenêtres persiennes sont touchées. On ne dénombra que 4 blessés légers.
Sainte Colombe veillait sur l’établissement : à 24 heures près, 120 enfants étaient rassemblés autour d’un goûter dans le réfectoire…
1972 Les garçons font leur entrée à l’école.

Ce document a été établi d’après les notes de Mademoiselle Marie DURAND qui nous ont été transmises par Mmes BATILLAT et GALPIN.